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Historique du projet

03/03/2010

Lors d’une mission de coopération en matière archivistique en novembre 2005, les deux archivistes français qui assuraient la formation de leurs collègues éthiopiens, avaient été alertés sur la situation dans laquelle se trouvaient les fonds de la compagnie de chemin de fer djiboutoéthiopienne. Ils avaient pu à cette occasion visiter une partie des locaux de la compagnie dans lesquels sont conservés ces archives :

  • les bureaux de la compagnie, situés dans un bâtiment jouxtant immédiatement la gare d’Addis Abeba dans lesquels sont principalement conservés les dossiers de gestion du personnel dans des conditions relativement saines et satisfaisantes ;
  • un garage proche de l’ancienne résidence du directeur général, située à 500 m à l’ouest de la gare dont les conditions de conservation étaient loin d’être satisfaisantes (humidité, présence de rongeurs et de termites). Les dossiers dont certains remontent à l’arrivée du train à Addis Abeba en 1917 sont entreposés en vrac à même le sol ou sur veilles étagères. Le volume était très difficile à évaluer.

Les documents sont rédigés en français avant 1959, puis l’amharique apparaît sur les documents. Les deux langues sont encore aujourd’hui utilisées simultanément.

Les services de la compagnie étant partagés, depuis le traité de 1981, entre Addis Abeba (direction générale, direction du personnel et direction des affaires financières) et Djibouti (direction technique et direction commerciale), et Dire Dawa constituant la principale escale technique, il parut plus que probable que la capitale éthiopienne ne fût pas l’unique lieu de conservation de ses archives. La gare d’Addis Abeba et les bureaux de la compagnie sont situés au coeur de la ville, sur un des axes principaux reliant le Nord au Sud de l’agglomération. Etant donné l’enjeu que constitue pour la ville d’Addis Abeba l’emprise foncière de la Compagnie du chemin de fer, il est primordial de s’assurer que les archives ne soient pas détruites. Un projet de sauvetage de ce patrimoine francophone en danger fut donc soumis à la section française de l’association Archivistes sans frontières. Grâce au soutien et au financement de l’ambassade de France en Ethiopie, une mission d’audit, constituée de deux membres d’Archivistes sans Frontières, a été envoyée en Ethiopie en août 2006, avant la mise en concession de la compagnie au 1er septembre.

Source: Compte-rendu août 2006

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